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Rappel : du 19 au 21 août : tous en Lorraine !

16 août 2016
breakfree

STOP AU GAZ DE COUCHE, AUX HUILES ET GAZ DE SCHISTE !
NON AUX ÉNERGIES EXTRÊMES, NI ICI NI AILLEURS !

Du 19 au 21 août 2016
À Volmerange-lės-Boulay (57220
) : BREAK FREE, Camp LORRAINE

Alors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80% des réserves fossiles déjà connues, pour limiter le changement climatique, les forages d’exploration sur les énergies extrêmes se multiplient.

En Lorraine la société FDE a le projet de 14 forages d’exploration « gaz de couche* » à très court terme.

Continuer dans la logique d’un extractivisme forcené est en contradiction totale avec les engagements pris lors de la COP21.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés.

*On appelle « gaz de couche » le méthane emprisonné dans les couches de charbon jamais exploitées. Comme pour tous les gaz de roche mère, la fracturation hydraulique risque d’être utilisée.

Enterrerons ces projets !
Les hydrocarbures de schiste et de couche, c’est toujours NON !

http://houille-ouille-ouille-5962.com/index.html

Contacts presse :
06 21 68 30 87 (Christine)
06 71 04 31 27 (Jérémy)

Coordonnées géographiques décimales :
Latitude: 49.169 degrés (49.169° Nord)
Longitude: 6.449 degrés (6.449° Est)

Le stade où se trouve la salle polyvalente est situé Rue Principale, 57220 Volmerange les Boulay

——

programme

itineraires

Les Résistives – 23/24 juillet 2016

19 juillet 2016

affiche-resistives2016

Communiqué du Collectif Citoyens Résistants

Comme vous le savez probablement, ce week-end aura lieu la cinquième édition des Résistives à Besain (Jura), un éco-festival responsable, indépendant et engagé.

Cette manifestation festive et militante réunit les différents acteurs qui, par leurs actes ou en musique, défendent des valeurs telles que le respect et l’éducation à l’environnement, la défense des terres agricoles, pour une alimentation de qualité, la réduction du gaspillage, et bien d’autres engagements encore. La programmation se veut de qualité et diversifiée avec un concert de musiques actuelles le samedi et une fête écocitioyenne le dimanche.

Sans compter la valorisation du bénévolat (graphiste, techniciens, petites mains…) et l’effort consenti par les artistes, le budget global de l’éco-festival représente près de 15 000 €. Sans subvention publique, le festival ne peut être gratuit, mais les organisateurs souhaitent relever le défi en maintenant l’accès au prix libre afin de rendre la Culture et l’Information alternatives accessibles à tous !

Pour plus de détails sur les Résistives, n’hésitez pas à visiter notre site web.

Vous souhaitez nous aider ? Il est encore temps de remplir le formulaire d’inscription des bénévoles et de venir participer aux Résistives si possible à pieds, à vélo ou en covoiturage ! Merci de diffuser auprès de vos ami-e-s, famille-s, connaissance-s…

À samedi et/ou à dimanche !

Le comité de pilotage des Résistives

 

Collectif Citoyens Résistantshttp://collectifcitoyens.tumblr.com/collectif

Tous en Lorraine ! 19-21 août 2016

26 juin 2016

STOP au gaz de couche et de schiste !

STOP aux énergies polluantes et à leur monde !

 

stop gaz de schiste de couche 19 au 21 août 2016 Volmerange-lès-Boulay LorraineAlors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80% des réserves fossiles déjà connues, les forages d’exploration sur les énergies extrêmes se multiplient.

En Lorraine, la société FDE (Française de l’Énergie) a le projet délirant de 14 forages d’exploration « gaz de couche » à très court terme. Continuer dans la logique d’un extractivisme forcené, au mépris total des engagements pris lors de la COP21, montre assez clairement la volonté de nos gouvernants de tout mettre en œuvre pour ne rien changer.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés. Le week-end du 13 mai dernier, plus de 2000 militants paralysaient une mine de charbon, au nord-est de l’Allemagne.

Nous aussi, nous pouvons agir !

Enterrons ces projets !

Les hydrocarbures de schiste et de couche, c’est toujours NON !

Ni en Lorraine, ni ailleurs, ni aujourd’hui ni demain.

Du 19 au 21 août 2016 à Volmerange-lès-Boulay en Lorraine

Rejoignez-nous pour trois journées d’actions, discussions autour des énergies fossiles et de leur monde et autour des alternatives, ateliers et concerts.

Ramenez vos idées, vos pratiques, pelles, bêches, peintures, ou tout simplement votre bonne humeur et votre imagination. Amenez vos tentes, cantines à prix libre.

Tract à télécharger et diffuser ici au format pdf

Pour plus de renseignements : http://camplorraine2016.webnode.fr

Pour nous contacter : camp.lorraine2016 (at) riseup.net

Collectifs Lorrains et Nordistes opposés aux gaz de couche

De nombreux collectifs nationaux en lutte « contre les pétroles et gaz de schiste et de couche » soutiennent et participeront à cette action contre les industries extractives.

Avec le soutien de : ATTAC, les Amis de la Terre, 350.org, initiatives décroissantes pour le Climat, Convergence Citoyenne pour la Transition énergétique.

 

23 et 24 juillet : les Résistives au lac de Besain

21 juin 2016

Samedi 23 et dimanche 24 juillet 2016, se tiendra  à Besain (Jura) la cinquième édition du festival éco-citoyen LES RÉSISTIVES, organisé par le Collectif Citoyens Résistants en partenariat avec Chatel21.

Détails et plan d’accès => ICI !

affiche-resistives2016

La Française de l’Energie s’introduit en Bourse : flou, incohérences, contre-vérités

8 juin 2016

Par Stop-gaz.fr – publié le 6 juin 2016

——

L’opération de souscription sur le marché Euronext est ouverte jusqu’au 6 juin 2016.

Une lecture attentive du dossier1 (presque 600 pages !) donne une impression de flou, de contradictions, de contre-vérités… bref, un manque de crédibilité du projet.

Contexte

En France, la consommation nationale de gaz2 s’élève à environ 40 milliards de m3, ce qui correspond à 15% dans la consommation énergétique. La majeure partie est importée, la production nationale étant très faible. Les réserves conventionnelles sont quasiment épuisées, même si l’exploration continue ici ou là, notamment dans le sud-ouest. Leur extraction nécessite d’ailleurs un recours de plus en plus fréquent aux méthodes non-conventionnelles dites de stimulation. Parmi les réserves non-conventionnelles, outre le gaz de schiste pour l’instant interdit de fait, il y a le gaz de houille. Ou plus précisément le gaz de couche3 de charbon (Coal Bed Methan : CBM) , qui est piégé dans les veine de charbon qui n’ont pas été exploitées parce que trop difficiles d’accès ou de mauvaise qualité. Pour être rentable, sa récupération exige en général des techiques de fracturation hydraulique. C’est du mois ce qu’affirment les experts4 et ce que l’on constate par exemple en Australie. C’est aussi ce qu’affirmait EGL (future FdE) avant que la fracturation hydraulique soit interdite par la loi du 13 juillet 2011 5

En France, la Française de l’Energie (FdE), issue d’entreprises australienne et anglaise (EGL) semble être la seule à s’intéresser au gaz de houille6, notamment en Lorraine depuis 2004.

En quelques années, la FdE a déposé et obtenu 5 permis de recherche7 et en attend 2 autres ; elle a acquis puis revendu Gazonor, passé un contrat d’acquisition de l’américain Concorde Energy qui dispose elle-même ou par son intermédiare française Concorde Energie d’un permis de recherche et en attend 13 autres en France. Enfin, elle s’est lancée en mai-juin 2016 dans son introduction en bourse sur le marché Euronext. Dans ses documents accompagnant cette opération, et dans sa communication sur les ondes ou dans la presse, la FdE affiche de grandes ambitions en France, en Allemagne, en Belgique. Elle affiche des prévisions économiques alléchantes, tout en se donnant un image « verte » : faibles émissions de CO2, énergie renouvelable, accord avec la société finacière Rgreen Invest.

Mais ces affirmations ne sont pas exemptes d’ambigüités, d’incohérences voire de contre-vérités qui pourraient faire douter de la crédibilité du projet.

Logo Française de l’Energie

Les perspectives de production

Limitons-nous ici à quelques questions sur la cohérence des chiffres avancés par la FdE pour embellir son image. Tous les passages en italiques sont extraits des communiqués de presse de la FDE ou de son DDB (document de base déposé à l’AMF). Ils sont souvent repris en boucle dans les médias, avec quelques variations. Par « Groupe », il faut entendre la FDE actuelle, ainsi que ses cibles Gazonor et Concorde Energy.

Ainsi, le Groupe détient, suite à la certification de ses ressources en gaz par le BEICIP-Franlab (IFP EnergiesNouvelles), l’équivalent de près de 6 fois la consommation annuelle française. Le Groupe entend développer et produire ce volume de gaz important sur les 20 prochaines années et se concentrera dans un premier temps sur la Lorraine avec le lancement de sa première plate-forme de production dans les 18 prochains mois.

(…)

La Société se donne pour objectif de disposer d’ici fin 2018 de plus de 15 puits de production en activité en Lorraine, ce qui lui permettrait de générer une production de plus de 700 millions de m3 sur 12 ans à compter de cette date. La Française de l’Energie entend aussi dans le même temps continuer à faire croître la taille de ses réserves.

(…)

Devenir un acteur de référence de l’énergie et produire à terme 5% de la consommation annuelle de gaz en France8. [en 2025, précise Julien Moulin, d’après boursier.com le 31 mai]

(…)

La poursuite des programmes de développement en Lorraine et chez Gazonor représente un montant total d’investissement sur les 3 prochaines années compris entre 77 millions d’euros et 122 millions d’euros. Le financement de RGreen Invest permettra de fournir une grande partie de ces financements, le solde provenant des cash flows générés par Gazonor dès 2016 et éventuellement d’autres sources de financements.

(RGreen se serait engagé jusqu’à jusqu’à 60 millions d’euros en 8 ans, et Gazonor pourrait dégager environ 4 millions d’euros par an en activité normale.La FDE est actuellement endettée d’environ 20 millions d’euros. Elle attend environ 50 à 60 millions d’euros de souscriptions en bourse.).

Que signifie l’expression «  700 millions de m3 sur 12 ans  » ? en 12 ans ? Au bout de 12 ans ? Chaque année pendant 12 ans ? Admettons cette dernière interprétation, la plus favorable – encore que rien dans les tests de production ne permet de la conforter. Mais 700 millions de m3, cela représente à peine 1,75% de la consommation française (40 milliards de m3). Moins de 2% et non pas et non pas 5% ! L’horizon des 5% paraît lointain et flou, en tout cas pas 2025. Mais pourquoi ne pas produire plus que ces 700 millions ? Y a-t-il des limites géologiques ? Techniques ? Économiques ? A ce rythme, il faudrait plus de 200 ans pour que la FdE épuise ses réserves affichées.

Les réserves

FdE indique qu’elles s’élèvent à 272 milliards de m3. Mais il s’agit de l’ensemble des réserves prouvées, probables et potentielles. Elles ne pourront donc être totalement exploitées. Peut-être peut-on expliquer ainsi la « timidité » du rythme de production. Mais vers 2040 ou 2050, l’essentiel des réserves sera encore sous terre. Il est possible et souhaitable – et même souhaité par les accords de Paris lors de la COP21 – qu’à cet horizon la page des hydrocarbures soit en grande partie tournée. Ils ne représenteront plus l’avenir energétique. Que vaudront alors ces réserves dans le bilan de la FdE ? On voit bien se dessiner le début d’un mouvement de fuite des investisseurs de ce secteur. « Les investisseurs ne peuvent attendre qu’Exxon devienne le prochain Kodak, mort d’avoir raté le virage numérique », ecrivait un gestionnaire de fonds de pension dans le New York Times9. On souhaite à la FdE d’autres ambitions que d’être un tout petit Kodak.

Les forages

Pour ce que nous en savons, car l’information est limitée, la plupart des forages de la FdE en Lorraine se sont révélés négatifs. Un seul, peut-être deux, s’est avéré potentiellement productif. Dans les autres régions (Sud-Ouest, Gardanne, Jura) la FdE n’a pas mené d’opérations significatives et ne peut donc faire état de réserves. Pourquoi la FdE n’a t-elle pas demandé une concession de production autour du puits productif, afin de commencer sa production et de faire enfin ses preuves sur le terrain ? Dans ce contexte, le projet affiché de forer une quinzaine de puits supplémentaires en Lorraine pour développer une production importante d’ici 2018 ne paraît pas crédible. D’autant que les délais d’instruction pour les autorisations de travaux et surtout pour l’obtention de concessions ne sont pas négligeables. En Lorraine, trois demandes de forages, autorisés malgré les voeux des maires et l’avis défavorable du commissaire enquêteur dans un cas, font l’objet de recours10 en référé et en annulation de la part d’associations locales.

Le portefeuille de permis

« Le groupe a constitué le deuxième plus grand portefeuille de permis de recherche et de production de gaz en France11 couvrant une superficie totale de 10642 km² « 

Cette présentation des choses confine à la tromperie, pour des personnes mal informées sur le Code minier et la vie des permis.

La valeur économique des titres miniers ne se mesure pas en km². Ce critère n’a pas grand sens. Lors de son attribution, la superficie est parfois réduite par rapport à la demande initiale, surtout lorsqu’il s’agit de demandes concurrentes. D’autre part, lors de sa prolongation, un permis de recherche voit normalement sa superficie réduite de moitié. Un permis est renouvelable deux fois, pour 3 à 5 ans habituellement. FdE verra donc logiquement diminuer fortement la superficie de ses permis de recherche. Enfin, lorsqu’un permis de recherche donne lieu à une demande de concession d’exploitation, la superficie en est très fortement réduite, pour se concentrer sur la zone prometteuse.

La FdE dispose de 5 (cinq) permis de recherche en cours de validité dont 2 seulement en Lorraine, les trois autres étant situés dans le Jura, les Pyrénées et le massif de Gardanne. Elle en attend deux autres, l’un depuis 2009 et l’autre depuis 2014 en concurrence avec Elixir Petroleum.

La FdE ne dispose d’aucune concession d’exploitation. La FdE projette l’acquisition de Gazonor, qui exploite déjà du gaz de mine dans deux concessions et a demandé deux permis de recherche. La FdE devrait aussi acquérir Concorde Energy, qui détient un seul permis de recherche (Folie de Paris) mais qui est l’objet de procédures au tribunal administratif. Concorde Energy ou sa filiale a également déposé 13 demandes de permis de recherche, entre 2009 et 2011, mais qui sont toujours en attente et souvent en concurrence. Juridiquement, on devrait considérer que toutes ces demnades sont implicitement rejetées, par le long silence de l’administration. Le portefeuille réel de la FdE est donc assez faible, même en intégrant les acquisitions projetées : 8 permis de recherche, dont certains peu ou pas actifs, et deux concessions produisant jusqu’ici du gaz de mine. Et elle n’a encore demandé aucune concession pour exploiter le gaz de couche qui est pourtant présenté comme son coeur de métier.

Oilpump, Pump Station, Technical, Energy, Night

En résumé

En l’état, la communication de la FdE autour de son projet paraît peu crédible

Jusqu’ici, les résultats de la FdE sont mitigés. Sur 4 forages de recherche, un seul s’avère potentiellement productif. Même s’il en est prévu une quinzaine dans les deux ans qui viennent, rien ne garantit leur réussite. La FdE a l’intention de racheter la société Gazonor qu’elle avait déjà acquise à crédit auprès du groupe Albert Frère, mais avait dû la rendre à son ancien propriétaire faute d’avoir pu honorer sa dette. Autre cible, la société Concorde Energy semble en déconfiture aux Etats-Unis, sans doute du fait de la chute du gaz de schiste dans ce pays; en France, elle ne visait d’ailleurs pas le gaz de houille. La FdE affirme détenir un bon portefeuille de permis de recherche en France, mais il s’agit pour la plupart de demandes en attente depuis des années, que l’on peut considérer comme implicitement rejetées. Et de la recherche à la réalité de l’exploitation il y a un gouffre. La valeur d’une société de production gazière se fonde en grande partie sur la valeur de sa production et ses réserves prouvées ou probables, et non sur la superficie des permis de recherche ou de permis demandés, à l’avenir incertain. D’ailleurs, introduction boursière oblige, les documents publiés pour l’information des investisseurs énonce de nombreux risques : financiers, technologiques, juridiques, environnementaux… Certains viennent de l’extérieur, d’autres tiennent à l’entreprises elle-même. Nous ne pouvons que renvoyer le spéculateur ou le simple curieux à une lecture complète et attentive du document déposé auprès de l’AMF.

Les titres miniers de la FdE au 31 mai 2016

Permis de recherche en vigueur (échéances ultimes possibles) :

– Bleue Lorraine P576 (30/11/2018)

– Gaz de Gardanne N575 (25/11/2019)

– Bleue Lorraine Sud N581 (7/11/2021)

– Lons le Saunier N590 (28/07/2022)

– Tarbes Val d’Adour N597 (18/01/2018)

Demandes de permis de recherche(date de la demande) :

– Bleue-Lorraine Nord ( 22/09/2008)

– Les Trois Evêchés (ou la Grande Garde) (03/03/2014)

Concorde Energy :

– 1 permis en vigueur : La Folie de Paris, N604 (07/08/2021)

– 12 demandes entre 2009 et 2011, toujours en suspens

– 1 demande en 2013, encore en suspens


1 Document de base (DDB) déposé auprès de l’AMF (Autorité des marchés financiers) le 14 mars 2016 sous le n° I-16-009 et validé en mai 2016. http://www.francaisedelenergie-ipo.fr/documentation-itf

2 Ce chiffre est approximatif, et provient du recoupement de plusieurs sources sur les années 2013 à 2015. La tendance est à la baisse. Il n’est pas nécessaire ici d’avoir une très grande précision à ce nuiveau.

3 Le gaz de mine (CMM) est de même nature, mais piégé dans les veines de charbon anciennement exploitées; il est donc plus facilement accessible et exploitable sans fracturation hydraulique. Il est extrait en France par Gazonor.

5 « Nous utilisons des techniques de forage horizontal et de fracturation [afin de] faire craquer la couche de charbon pour libérer le gaz et permettre la migration du méthane vers la surface« . La Semaine Numérique, 01/08/2008.

6 Vermilion, pourtant très actif en France, a renoncé à un permis en Lorraine http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/54-Lettre-demande-renonciation-Lorraine.pdf

7 Cf Annexe en fin d’article.

8 Selon le site boursier.com en date du 31 mai, ce serait pour 2025, précise Julien Moulin, le président de la FdE.

9 Cité par Jean-Michel Bezat dans Le Monde du 29 mai 2016 -« C’est Rockefeller qu’on assassine! »

10 Procédure entamée le 23 mai 2016. Information fournie par l’APEL 57 (Ass. Pour la Préservation de l’Environnement Local en Moselle).

11 Document de base, page 58

Rapport : comment les géants des mines et du pétrole menacent les ressources en eau

8 juin 2016

Par Stop-gaz.fr – publié le 3 juin 2016

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L’Observatoire des multinationales publie aujourd’hui un rapport sur les menaces que font peser les pétroliers et les mines sur les ressources en eau.

Les développements récents dans le secteur extractif, comme les hydrocarbures non conventionnels, présentent des risques accrus pour les ressources en eau.

Les développements miniers, pétroliers et gaziers ont connu une nette accélération dans le monde depuis le début des années 2000, sous l’effet de la croissance de la Chine et des pays émergents, mais aussi parce que les économies occidentales, prétendument de plus en plus « immatérielles », continuent en réalité à faire une utilisation massive de minerais et d’énergie. Derrière les beaux discours verts des entreprises, les mines et les forages pétroliers restent une source majeure de pollution et de dégradation environnementale contre lesquelles riverains et autorités publiques sont généralement démunis.

Les impacts sur l’eau des industries extractives ne tendent pas à s’atténuer grâce à une « modernisation » des techniques, bien au contraire. Les développements récents dans le secteur extractif, comme les hydrocarbures non conventionnels (gaz de schiste, sables bitumineux…), présentent des risques significativement accrus pour les ressources en eau. De même pour les nouveaux projets miniers dans des zones de plus en plus reculées, comme le sommet des montagnes andines, ou impliquant de broyer et traiter toujours plus de roche pour exploiter des filons de plus en plus modestes. Et il y a un risque que la crise que traverse actuellement tout le secteur extractif ne soit un prétexte pour rogner encore sur les protections sociales et environnementales, déjà bien faibles, dans de nombreux pays.

À l’heure où le gouvernement français et les industriels envisagent l’ouverture de nouvelles mines en France et où certains défendent le développement du gaz de schiste ou du gaz de houille en Europe, ce constat devrait constituer un avertissement, d’autant que les leçons du passé ne semblent pas avoir été tirées. Parmi des dizaines d’autres, l’exemple de Salsigne, dans l’Aude, montre que les anciens sites miniers français continuent aujourd’hui encore à contaminer l’eau et l’environnement. Or la réforme en cours du code minier, portée par le ministère de l’Économie et des Finances d’Emmanuel Macron, ignore superbement ces enjeux. Le débat, pourtant, doit impérativement être ouvert.

Partout dans le monde des résistances s’organisent

Dans les pays andins, des paysans et des indigènes se battent contre des projets miniers géants au sommet de leurs montagnes. En Australie, une alliance inhabituelle se noue entre agriculteurs et écologistes contre l’exploitation du « gaz de couche », qui nécessite de recourir à la fracturation hydraulique. Au Brésil et au Canada, riverains et autorités accusent l’incurie des entreprises minières après la rupture de barrages miniers retenant des eaux usées toxiques. En Algérie, la population du sud saharien se révolte contre l’arrivée du gaz de schiste. En France le refus des populations face au gaz de schiste reste ferme, et des collectifs citoyens dénoncent des projets d’ouvrir de nouvelles mines, alors que les anciens sites abandonnés continuent à ce jour à polluer leur environnement. Tous ces combats ont un point commun : l’eau.

Un nouveau rapport de l’Observatoire des multinationales met en lumière l’ampleur de ces risques, l’inadéquation des réponses apportées par les entreprises ou les autorités, et la multiplication des résistances.

Le rapport Eau et industries extractives : la responsabilité des multinationales, (72 pages, français, pdf) publié ce lundi 30 mai 2016 par l’Observatoire des multinationales avec le soutien de France Libertés, est issu d’un travail d’enquête de plusieurs mois. Il est basé notamment sur des reportages de terrain relatifs à des projets extractifs portés par des multinationales (parmi lesquelles de nombreuses firmes françaises) et aux conflits qu’ils suscitent.

Ce rapport met en lumière non seulement les multiples manières dont le secteur extractif affecte les ressources en eau (pollution, surexploitation, destruction de zones humides ou de glaciers), mais aussi l’insuffisance des réglementations en vigueur dans ce domaine et de leur application, le manque de connaissances scientifiques, et l’inadéquation des réponses caritatives ou technologiques apportées par les entreprises concernées.

Pologne, la fin de l’exploration du gaz de schiste

17 mai 2016

D’après la publication de stopgazdeschiste.org / Source : BNE IntelliNews

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PGNiG mettra fin à l’exploration des gaz de schiste si son «puits de la dernière chance» ne donne pas de résultats prometteurs en juin, a annoncé le PDG de cette compagnie pétrolière et gazière contrôlées par l’État polonais le 10 mai 2016.

Dernière tentative de fracking

PGNiG va procéder à sa dernière tentative de «stimulation» d’un puits de gaz de schiste dans le nord de la Pologne. À partir du 6 juin et pendant une semaine, les gaz de schiste POLOGNEopérations de fracturation hydraulique – pompage à haute pression de l’eau avec des additifs pour forcer l’extraction du gaz de la roche compacte – seront mises en œuvre. Si cette tentative échoue et que les résultats ne sont pas probants, la société mettra fin à son effort d’exploration. C’est ce qu’a déclaré le PDG Piotr Wozniak aux journalistes.

La facilité d’exploitation rencontrée par les opérateurs en Amérique du Nord n’est pas au rendez-vous en Europe

PGNiG est la dernière grande entreprise à explorer activement le gaz de schiste en Pologne. La plupart des autres grands acteurs, y compris ExxonMobil ou ConocoPhillips, se sont retirés au cours des dernières années, évoquant des prix bas du pétrole qui ont rendu coûteuse une exploration irréalisable. Cependant, la raison principale de cet échec retentissant reste liée à la géologie difficile et à la profondeur des réserves polonaises d’hydrocarbures non conventionnels.

La fin de l’espoir d’un eldorado européen du gaz de schiste

Dans les premières années de cette décennie, la Pologne avait espéré bénéficier d’importantes ressources de gaz de schiste. Varsovie rêvait même de devenir un important exportateur et comptait sur le gaz de schiste pour réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de gaz russe. Dans les années 2012 et 2013, au plus fort de la grande campagne d’exploration lancée par la Pologne, des dizaines d’entreprises avaient prévu de forer sur plus de 100 concessions octroyées plus ou moins légalement.

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