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USA : Des centaines de puits de pétrole offshore rejettent des milliards de gallons d’eaux usées dans le Golfe du Mexique

29 août 2016

Par Ecowatch (traduction)

Titre original : Hundreds of Offshore Fracking Wells Dump Billions of Gallons of Oil Waste into Gulf

Des centaines de puits de pétrole offshore frackés rejettent des milliards de gallons d’eaux usées dans le Golfe du Mexique

=> 1 gallon US = 3,785 litres

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Alors que l’industrie américaine d’extraction du gaz de schiste est surveillée de plus en plus étroitement en raison de ses impacts sanitaires et environnementaux, il a été révélé que le gouvernement américain a autorisé la technique du fracking offshore, entraînant le rejet de milliards de gallons d’eaux usées issues de la fracturation hydraulique dans la mer.

Le Center for Biological Diversity [ONG américaine engagée dans la protection de la biodiversité – ndt] a publié des documents provenant du gouvernement fédéral, qui révèlent que des fonctionnaires fédéraux ont autorisé plus de 1 200 opérations de fracturation dans 630 puits différents dans le Golfe du Mexique, au cours des quatre années allant de 2010 à 2014.

golfe du Mexique

Le Golfe du Mexique était déjà lourdement impacté par des décennies de forages conventionnels de gaz et de pétrole, ainsi que par les conséquences de l’explosion dévastatrice de Deepwater Horizon en 2010, quand des millions de gallons de pétrole se sont répandus dans ses eaux.

Ces documents récemment publiés révèlent que le fracking a été effectué au large des côtes du Texas, de la Louisiane, du Mississippi et le l’Alabama, sans consultation des habitants et sans qu’aucun test conçu pour ces sites spécifiques n’ait été effectué au préalable.

Dans le même temps, on a également autorisé l’industrie à rejeter la quantité stupéfiante de 76 milliards de gallons [plus de 287 milliards de litresndt] d’eaux usées issues de la FH dans la mer, pour la seule année 2014.

Il y a de bonnes raisons de s’alarmer de ces rejets. Au cours des 18 derniers mois, l’inquiétude s’est accrue concernant les produits chimiques du fracking retrouvés dans les eaux usées.

Il y a un peu plus d’un an, l’organisation CHEM Trust [ONG britannique engagée dans la protection des humains et des espèces sauvages contre les produits chimiques nocifs – ndt] a publié un rapport ainsi qu’un recueil d’informations sur la façon dont les produits chimiques toxiques issus du fracking peuvent impacter les espèces sauvages et les êtres humains.

Les auteurs de ce rapport ont identifié des exemples spécifiques de substances dangereuses utilisées dans la technique du fracking, dont certains produits chimiques « liés à la leucémie chez les humains » et « toxiques pour la production de sperme chez les mâles. »

L’organisation s’est dite « particulièrement inquiète de l’utilisation de certains produits chimiques qui perturbent l’organisme sur le plan hormonal », généralement appelés perturbateurs endocriniens.

Puis, en octobre dernier, de nouvelles recherches ont permis de découvrir que certains produits chimiques du fracking étaient liés à une diminution de la production de sperme chez l’adulte. Enfin, en avril de cette année, une nouvelle étude scientifique a montré la présence, à des niveaux élevés, de 16 perturbateurs endocriniens dans des échantillons prélevés à proximité d’un site de fracturation.

À présent, il semblerait que des eaux usées issues de la FH aient été rejetées à la mer sans que personne n’en ait été informé, sans la moindre surveillance. Mijoko Sakashita, directeur des études océaniques au Center for Biological Diversity, a déclaré : « Le fracking a largement été enveloppé d’un voile de mystère. » Avant d’ajouter : « C’est une activité dangereuse qui n’a pas sa place dans nos océans ni dans le Golfe du Mexique. »

D’après Sakashita, l’Agence américaine pour la Protection de l’Environnement (EPA) « ne savait pas vraiment – et ne sait toujours pas – quels produits chimiques sont rejetés dans le Golfe du Mexique », ce qui constitue un verdict accablant pour les autorités américaines chargées de la protection de l’environnement. Et il explique : « La première fois que j’ai téléphoné à l’EPA… ils m’ont tout simplement répondu qu’ils ne surveillaient pas les rejets d’eaux usées et qu’ils n’étaient pas au courant. »

Kristen Monsell, juriste au Center for Biological Diversity, ajoute : « En gros, l’administration Obama autorise les compagnies pétrolières à forer à volonté dans les écosystèmes du Golfe et à rejeter des milliards de gallons d’eaux usées au large de la côte. Chaque opération de fracking offshore augmente les risques pour les espèces sauvages et les communautés vivant sur la côte, et pourtant cela fait des années que les fonctionnaires du gouvernement fédéral se contentent de valider sans discussion cette pratique toxique dans le Golfe du Mexique. »

La juriste a ajouté que le gouvernement américain « n’a pas vraiment étudié cette question jusqu’à présent, ils n’ont pas étudié l’impact des produits chimiques que ces compagnies sont autorisées à rejeter directement dans l’océan, comprenant des zones d’habitat vulnérables et des espèces menacées par le fracking. »

Source : Ecowatch, rubrique Energy, le 11 juillet 2016

http://www.ecowatch.com/offshore-fracking-wells-gulf-1915520170.html

Article d’Andy Rowell – Traduction de Maureen Johnson, révisée par SW du collectif Stop gaz de schiste 39

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